juillet - aôut 2001

par Jean-Noël Perron

 

Une façon originale de prendre d'excellentes photos aériennes

Le paramoteur


Entre les années 1975 et 80, l'auteur éprouve un intérêt marqué pour le deltaplane.  Il partage et suit les activités des différents clubs existant en Amérique du Nord et pousse même sa passion jusqu'à visiter un fabriquant à Ventura, en Californie.

JEAN-NOËL PERRON

Face aux difficultés qu'engendre ce sport à cause des horaires fixes de travail, il se tourne alors vers un autre sport de vent:  La planche à voile qu'il affectionne toujours depuis le milieu des années 80.  Bien accroché à sa voile, il capte d'excellentes images à l'aide de son appareil photo.
 

En 1992, en glissant grâce à une légère brise sur le lac Lambton avec ma planche à voile, j'aperçois au-dessus du lac un paramoteur  qui traverse le lac tout doucement à environ 500 pieds d'altitude.  C'est immédiatement le coup de foudre.  Je reviens aussitôt au chalet afin de m'informer d'où vient cet adepte.  Mon beau-frère qui habite l'endroit me renseigne.  Je le contacte le soir même et il m'invite à rencontrer Éric Dufour de Paratour à St-Jean-Chrysostome.  Ce dernier m'instruit de toutes les particularités de ce sport. 
 
En 1993-94, je suis des cours chez Paratour et achète mon équipement en optant pour l'appareil le plus léger possible afin d'être en mesure d'exploiter les courants ascendants. 

Depuis 1995, je vole régulièrement en paramoteur.  Mes préférences de vol sont déterminées par la prise de photos:  Événements, fêtes, propriétés, terres, sites naturels, chantiers, immeubles, villes, villages, églises, etc.  
 

Je m'envole aussi en période de développement thermique afin d'y pratiquer la voltige sans moteur.  On en vient à détecter les courants ascendants de différentes façons.  Je vous en énumère quelques-unes:
  • Les sensations de turbulence annoncent une approche d'ascendants.
  • Les odeurs provenant du sol que je perçois en hauteur indiquent la présence d'un ascendant.
  • Les couleurs foncées au sol favorisent le développement d'un effet de pompe thermique.
  • Les sons perçus en hauteur m'indiquent également la présence de courants provenant du sol.
  • Les insectes qui passent verticalement à 2500 ou 3000 pieds m'informent qu'il y a un courrant puissant.
  • Les mousses de pissenlit sont également au rendez-vous dans les ascendants, comme la neige qui monte, et souvent jusqu'à 4000 pieds. 
Jusqu'ici, je vous ai parlé du côté agréable du vol libre, mais à côté et autour d'un courant thermique il y a malheureusement les "dégueulantes"(courants descendants).  Lorsque vous passez d'un courant ascendant à un descendant, votre aile se positionne en avant comme si elle voulait passer en descente avant vous:  Il faut alors être très attentif à ce phénomène et freiner légèrement l'aile afin de glisser dessous en sécurité.


Je pourrais m'étendre sur le sujet et vous donner plus de détails, mais l'idéal est de suivre un cours avec un bon instructeur.   Par la suite, une pratique régulière et croissante de ce sport, avec de bons groupes de discussion, favorise la réalisation de vols passionnants en toute sécurité.

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