Journal de Québec

Par Sylvain Trépanier

12 juillet 1999

Saint-Jean-Chrysostome

Drôles d'oiseaux!

D'une autonomie d'environ trois heures, le moteur d'un paramoteur ne connaît pas de limite quant à l'altitude qu'il peut atteindre.  C'est plutôt le pilote qui a ses limites. Les caractéristiques du paramoteur permettent un décollage et un atterrissage sur une très courte distance.
 

 

L'aéroport de St-Jean-Chrysostome s'est retrouvé, en fin de semaine, au centre de la migration d'une bande de bien drôles d'oiseaux.

 

Certains venaient d'aussi loin que du Nebraska, d'autres du Massachusetts et d'autres États de la Nouvelle Angleterre.

Les plaques d'immatriculation des voitures ou mini fourgonnettes (oui, les oiseaux sont venus par la route!) garées le long du petit chemin d'accès à l'aéroport, témoignaient qu'il s'y passait, ou devait s'y passer quelque chose de particulier.

Les drôles d'oiseaux sont en fait des amateurs du paramoteur, une façon de s'envoyer en l'air qui gagne en popularité.

L'objet de leur migration massive vers la Rive-Sud de Québec était la huitième rencontre annuelle Paratour; une école de pilotage sur ce genre d'appareil de facture si simple qu'Icare lui-même l'utiliserait sans doute s'il avait aujourd'hui à s'évader du labyrinthe.

Mais Dame Nature est venue gâcher la sauce de manière que les organisateurs ont dû abandonner l'idée d'établir le record Guiness du plus grand nombre de paramoteurs en simultané.  On aurait bien voulu en faire voler plus d'une trentaine en même temps, mais au meilleur des envolées, la dizaine a tout juste été atteinte.

De vrais pilotes

Avec un gigantesque ventilateur à moteur accroché tel un sac à dos, le paramotoriste profite de cette poussée dans le dos pour gonfler le parachute qui, finalement sous l'effet combiné du moteur et du vent, fait s'élever le pilote en l'air.  Voilà pour les très sommaires et parfaitement incomplètes notions techniques.
 

Malgré le temps maussade, plusieurs paramotoristes ont quand même pris leur envol.

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'étant donné qu'un moteur est en cause dans cette aventure, le paramotoriste doit avoir un brevet de pilotage d'ultraléger avant de s'envoler.   L'instructeur Éric Dufour, de l'école Paratour, a l'autorisation d'émettre des brevets de pilote ultraléger.

La superficie de la voilure, de même que la puissance du moteur et la longueur de l'hélice, sont en fonction du poids et, quelques fois, de l'expérience du pilote.


On peut devenir paramotoriste en suivant un cours d'environs 5 heures échelonné sur autant de jours.