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Il a d'abord dit non Malgré la chance unique qui s'offre à lui, le
pilote de St-Jean-Chrysostome a hésité avant de
répondre positivement à l'appel du magazine américain.
"National Géographic cherchait un pilote
d'expérience. Ils ont contacté une compagnie allemande
qui, par hasard, fait des affaires avec mon entreprise, Paratour. Le type de cette compagnie m'a référé et
le magazine m'a appelé. J'ai d'abord refusé pour
une question d'horaire, parce que je ne voulais pas quitter pour
un mois comme me le demandait National Geographic. Sauf
qu'ils sont revenus à la charge et nous nous sommes entendus
pour un séjour de trois semaines".
Éric Dufour avoue qu'avoir été choisi
lui fait un petit velours parce qu'il y a beaucoup d'excellents
pilotes de paramoteur dans le monde. De plus, "le salaire
est bon, même si c'est d'avantage pour l'expérience
que je voulais faire ce voyage".
Sur place, l'équipe de neuf personnes aura toute la
latitude voulue pour faire son travail. La nordicité de
cette région procure, en effet, un plus grand d'heures
d'ensoleillement, situation idéale pour la prise de photographies.
Long voyage
Pour se rendre à l'extrémité est de la
Russie, tout près du Japon, M. Dufour devra se taper un
voyage d'une journée et demie.
"C'est la partie du périple qui me plaît
le moins. Après des escales à Bruxelles et à
Moscou, nous devrons faire neuf heures d'avion pour rejoindre
Kamchatka, puis dix heures de voiture pour se rendre au site
où nous filmerons les volcans." |