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ST-JEAN-CHRYSOSTOME - Les plus jeunes adeptes du paramoteur
au Canada, vous n'aviez pas à chercher loin, hier. Ils
étaient au petit aéroport de St-Jean-Chrysostome,
avec leur papa, à attendre que le vent se calme pour s'envoler
sur leur petit engin qui mystifie encore le commun des mortels.
Tommy et Thierry, les jumeaux âgés de 14 ans,
ont participé hier, avec leur père Pierre Lemire,
à la cinquième rencontre annuelle des paramotoristes. Les mordus du paramoteur, un appareil qui se compose d'une grande
aile faite de toile, ressemblant un peu à un parachute,
et d'un moteur muni d'une hélice pour vous propulser doucement
dans les airs, ne sont pas légion. Leur réunion
a donc forcément des airs de rencontre de famille. Hier,
une trentaine de pilotes ont attendu le moment propice pour décoller.
À travers le Canada, il y a tout au plus 200 passionnés
de ce type de vol, explique Éric Dufour, le principal
organisateur de l'événement. Le nouveau sport souffre
d'être méconnu, suggère celui qui est aussi
un des responsables de la petite firme Paratour. Entre autres,
plusieurs le confondent avec le parapente.
Or, ce serait un peu son antithèse, laisse entendre M. Dufour. Le
"parapentiste" n'aime pas le bruit du moteur du "paramotoriste".
Le premier pratique son sport à flanc de montagne, dans le vent. Le
second décolle de la plaine, quand le vent ne dépasse pas 20 kilomètres.
Le premier serait davantage du type "athlète". L'autre, "c'est plus le
monsieur qui veut faire sa ballade du dimanche, mais dans les
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airs. Mes clients ont
souvent entre 30 et 50 ans".
Jean-Paul Gaudreau, de Cap-Rouge, constitue une bonne illustration
des propos de M. Dufour. Il a bien effectué un saut en
parachute, mais "j'avais 24 ans. J'en ai 52 maintenant".
Et il a commencé à s'envoler avec son appareil
cette année.
Pierre Lemire, lui, a eu la piqûre, il y a trois ans.
"Une vrai maladie! Je voulais voler. Je suis venu à
aimer ça, tellement je trouve ça facile. Surtout
que ce sport n'est pas dangereux", dit-il.
C'est pour cela qu'il ne craint pas pour ses fils qui ont
commencé par s'envoler sans le moteur accroché
dans le dos, mais tirés par un treuil, comme cela se fait
pour tout débutant.
Ne pense-t-il pas à cet accident tragique l'hiver dernier,
pour cette jeune américaine qui voulait devenir la plus
jeune pilote d'avion à traverser le continent? "C'était
le défi du père, réplique M. Lemire, qui
a effectué 218 vols. Moi, je ne les (ses jumeaux) fais
voler que dans de bonnes conditions. Je veux pas qu'ils se cassent
le nez".
Hier, les paramotoristes ont profité de leur
réunion pour établir tout de même une marque
nord-américaine pour le nombre d'appareils en vol en même
temps.
Vers 19 heures, ils étaient 17, trois de plus que l'ancienne
marque. Ce matin, et probablement de nouveau en après-midi,
le record sera battu. S'il ne vente pas trop... |
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