Journal de Québec
 

 17 JUILLET 1994

par Éric Thibault

 

 LE PARAMOTEUR: UN NOUVEAU MOYEN DE S'ENVOYER EN L'AIR
 

Les émules d'Icare découvrent peu à peu un nouveau moyen de s'envoyer en l'air:  Le paramoteur.  Ses adeptes se retrouvent à l'aéroport de St-Jean-Chrysostome, en fin de semaine, pour partager leur engouement pour cet "avion portatif".

 

"La sensation de voler librement, comme un cerf-volant, c'est avec le paramoteur que je l'éprouve le mieux.  C'est ce qui se rapproche le plus de l'oiseau, idéal pour les vols planés", affirme Daniel Bellegarde, de Lambton.

Le paramoteur est un parapente propulsé par un moteur à hélice.  La voile fait près de 30 mètres de largeur et le moteur pèse moins de 50 livres, ce qui en fait le poids plume des ultra légers.  Il peut atteindre une vitesse de 40 km/h.

"Ca permet de décoller et d'atterrir partout, car on part presqu'en ligne droite.  Ça se transporte dans son auto et c'est accessible à tout le monde. C'est l'avion portatif idéal", explique Éric Dufour, longtemps amateur de parachutisme qui s'est converti au paramoteur depuis quelques années. Il est propriétaire de Paratour, qui exploite une école de paramoteur à l'aéroport de St-Jean-Chrysostome.

"C'est un loisir peu connu qui compte environ une quarantaine d'adeptes au Québec.

Éric Dufour, aux commandes de son paramoteur. Une scène qui fait revivre certains épisodes des "James bond" de la fin des années soixante.

Le paramoteur est davantage pratiqué en Europe, où le parapente tient son origine.  Le moteur a révolutionné le parapente et c'est sûrement un loisir d'avenir, car le parachutisme et le parapente sont de plus en plus populaires au Québec", avance-t-il.