Par France Poirier  1995

Depuis le début de l'été

Qui est cet oiseau qui survole Port-Cartier?

 Vous avez sûrement remarqué depuis l'arrivée de la belle saison, un personnage circulant dans le ciel avec un engin motorisé muni d'une voile. Il s'agit du policier Simon Morin qui vole à l'aide d'un paramoteur. Il est l'un des 70 pilotes de la province ayant son permis pour ce genre d'embarcation et qui est propriétaire d'un paramoteur. À Port-Cartier, on compte depuis peu, un deuxième pilote adepte de ce sport; Pascal Langevin.

C'est suite à un reportage sur le paramoteur paru dans le journal Le Soleil l'été dernier que Simon Morin a eu pour ainsi dire "la piqûre". Ayant déjà un vif intérêt pour tout genre d'appareil volant, M. Morin a donc pris les coordonnées de l'école d'Éric Dufour, seul instructeur au Québec de ce type d'appareil, à St-Jean-Chrysostome près de Québec.

Après avoir pris toutes les informations nécessaires, M. Morin y a réfléchit tout l'hiver. Le printemps dernier, il s'inscrivait donc à ce cours qui dure entre 5 et 8 jours selon les caprices de la nature. Le nombre minimum de vols requis lors de cette cession de cours est de 5 et le maximum de 10 vols. Dans le cas de Simon Morin, il a effectué six qui ont satisfaits l'instructeur.

Ce sport existe au Québec depuis 4 ans. Muni d'un moteur 210cc qui développe de 18 à 20 forces, le paramoteur peut voler à 40 km/hre. Le moteur à hélice de 65 livres est dans une cage protégeant ainsi le pilote. Cette cage est facilement transportable et la voile de 31 mètres se replie exactement comme un sac de couchage. Simon Morin explique que c'est le seul appareil ultra-léger motorisé que l'on peut apporter en vacances.

Le paramotoriste peut voler 1 heure et 1 heure 30 avec 5 litres d'essence, capacité maximum du

réservoir. Ce sport, contrairement à ce que l'on pourrait croire se pratique 12 mois par année avec comme restriction sur le permis : "vol à vue" (pas le soir, ni par temps brumeux).

En France, les adeptes peuvent voler jusqu'à 12,000 pieds. Ici, un règlement de Transport Canada interdit de dépasser 4,000 pieds. Jusqu'à maintenant, Simon a volé à 1,750 pieds d'altitude. C'est grâce à sa montre altimètre qu'il peut ainsi bien mesurer l'altitude atteinte.

À cette hauteur au-dessus de la ville de Port-Cartier, il raconte avoir une très belle vue sur les Îles de Mai, Gallix et les lacs Walker et Pasteur. Assis sur la sellette qu'il qualifie d'aussi confortable qu'un fauteuil de salon, il est à même de bien apprécier le paysage. La sellette est fixée au support de moteur sur lequel la voile est attachée.

Dans les airs, il lui est arrivé de manquer d'essence, mais il suffit de choisir un endroit pour atterrir. Lorsque'il vole, il a toujours en vue un lieu idéal pour pouvoir planer en cas d'urgence.

Simon Morin est très heureux de cette acquisition et souhaite voir de plus en plus d'adeptes de paramoteur, sport qui semble incarner un doux sentiment d'évasion et de liberté!

 

 Prêt pour l'atterrissage, à la plage Rochelois de Port-Cartier