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Vol Moteur |
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Texte et photos : Jean-François Guilbaud |
Juin 2002 |
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Parastars 2002 |
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Un peu d’histoire Rien n’est officiel, mais à ce que l’on sait, un certain Anton Tyukodi, Canadien vivant dans l’Ontario, aurait acheté son paramoteur de marque Jet Pocket en 89, suite à une visite au grand show aérien d’Oshkosh. Il serait le tout premier en Amérique du nord à avoir possédé un paramoteur. Cascadeur de métier, il est mort l’an dernier dans un accident d’hélicoptère. Il n’y a pas de renseignement sur le premier paramotoriste aux USA. Le paramoteur est né dans les années 85-86, les premières voiles avaient 7 caissons et servaient davantage pour le saut, les moteurs pesaient 40 kg et n’avaient pas de réducteurs... Son créateur reconnu s’appelle Léon Moureau, vit en France, en Seine et Marne, l’Allemand Hartig et un autre Français, Gilles Marre, peuvent également en revendiquer la paternité. Messieurs, si vous lisez cet article, voyez ce que devient votre bébé. |
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Les
Parastars (www.parastars.com) - En France les clubs de Paramotoristes se forment généralement autour d’une école et d’un instructeur, “les Parastars” c’est un peu différent : il sont constitués de pilotes avec leurs paramoteurs. Fondé en 1999 par le président Terry Alford secondé par le dynamique Bill Hocker, il se compose d’environ 40 membres. La cotisation annuelle est de 126 $ l’an, elle comprend : le “EAA membership”, (équivalent de la fédération ULM et avions réunis), la revue “Experimenter Magazine”, l’assurance responsabilité vol et l’accès au terrain. -
Cette année, du 11 au 14 avril 2002, les Parastars ont décidé de battre leur
propre record du plus grand nombre de pilotes volant en même temps, il y a au
moins 5 nationalités de pilotes. Le record de l’an dernier : 53 pilotes. Il faut préciser qu’un précédent record avait déjà été établi en France à Basse-Ham en Lorraine en juin 2000, par l’association Grand Air présidée par Jean-Claude Ludwig. Alors que 93 pilotes avaient pris l’air, le comptage en vol n’était seulement que de 43, il semble que certains soient partis voler ailleurs.... |
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Le
lieu du rassemblement C’est
en Floride dans la région des lacs, à Fantasy of Flight
(www.fantasyofflight.com) à Polk City au bord de la route 4, entre Orlando et
Tampa. Fantasy of Flight est l’équivalent de la Ferté-Alais en France,
c’est un aérodrome privé avec d’immenses hangars, véritables musées qui
abritent une collection d’avions d’époque en parfait état. On y peut voir
celui des frères Wright côtoyer une Flying Fortress B- 17, un P 51 Mustang où
un Starliner Constellation. Son patron, Kermit Weeks, n’est pas sectaire, tout
ce qui vole est bienvenu... dès l’instant où les règles sont respectées.
Il envisagerait d’apprendre le paramoteur, ce n’est pas la place qui lui
manque. Pour s’y rendre en venant d’Europe, le plus simple c’est de passer
par Miami, de louer une voiture pour faire les 450 kilomètres (si à Miami vous
décidez de sortir le soir, au restaurant ou pour prendre un verre, ne manquez
pas le quartier Art Deco, Océan Drive AV, ambiance garantie). |
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Les professionnels Incontournable,
Éric Dufour, le Québécois, assisté d’Elisabeth... fraîche et ravissante (paramoteur@paratour.com).
Aussi souriante que jolie, l’instructrice Michelle
Daniele, je lui fais 4 bises. Francesco de Santis du Québec (Fchek@aol.com) également
instructeur en Floride. La plupart
s’expriment parfaitement en français et sont très impliqués dans
l’organisation de ce rassemblement. J’ai également rencontré Laurent
Carillon et son épouse (lolo2@prodigy.net), deux Français qui vivent
maintenant en Floride, lui est instructeur Paramoteur à Orlando. Du Québec également,
une autre instructrice, Christiane Moisan. Mais
s’il faut retenir deux noms: Le Québécois David Sigier et l’Américain
de l’Utah Chris Santacroce de Superfly (www.superfly.com) pour leur démonstration
de voltige en Paramoteur (au-dessus du lac et équipé d’un secours)
époustouflante avec loopings enchaînés. Venu
du pays du soleil levant, le Japonais Kanji Watanabe de LibertyAir |
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Aifer, l’Espagnol, représenté par Fernando Ortiriega. Il utilise
plusieurs motorisation, le Solo, le Falcon 110 et le Cors’air. Une série
du Falcon 110 existe avec cage en titane, ce métal est plus lourd que
l’aluminium avec une densité de 4.5 contre 2.7 pour l’alu, mais
beaucoup plus résistant (il ne fond qu’à 1 800°contre 600°) . |
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- Bill Walsh, revendeur d’Aventure dont la marque préparerait une offensive sur le marché américain (www.paramoteur.com) - Andi
Mc Avin, revendeur des voiles Mac Para -
Sensenich Wood Propeller (www.sensenichprop.com) et Beres & Hirsch
Propellers (www.empnet.com/props) |
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Tous
les matins de 7 h 30 à 8 h briefing, ensuite vol libre jusqu’à 10 h
30, il y a un aire de décollage et un d’atterrissage. Cet ordre semble
à peu près respecté, le site facilite une organisation cohérente, la
“limousine” fait les allées et venues entre les deux aires, il y a
tout de même une clôture de barbelés pas très visibles dont il faut se
méfier, certains pilotes lancés en pleine course ont interrompu leur décollage
à 3 mètres seulement de cette clôture, le vent est toujours bien orienté.
Vu d’en haut, la Floride c’est plat, dans cette région les lacs agrémentent
le paysage et c’est finalement assez plaisant et sécuritaire, des
champs partout, pratique en cas de panne. L’après-midi sieste à
l’ombre des arbres ou, pour les plus courageux, cours de mécanique. Le
vendredi après-midi, Thierry Simonet, Philipe Gruber, Gabriel Ludwig et
moi-même mettons à profit ce temps libre pour nous éclipser, direction
la magnifique baie de Tampa pour un vol au-dessus du Skyway bridge,
superbe vol mais dommage, l’après-midi devient brumeux et pré-orageux. Le
record Pour
raison de sécurité, la radio est obligatoire pendant les trois
tentatives prévues, 140 pilotes sont présents. 12 nations sont représentées,
l’Angleterre, l’Allemagne, le Canada, l’Espagne, l’Italie, le
Japon, la France, le Pays de Galles, la République Tchèque, la Suède et
les USA. Pour les pilotes étrangers, il faut se faire prêter un casque,
les fréquences utilisées ne sont pas les mêmes qu’en Europe. Des
commissaires habillés de jaune encadrent l’évènement. Le matin du jeudi 11 avril le vent souffle un peu trop fort, l’après-midi impossible, la chaleur dégrade la météo en menace orageuse, de gros cumulus se forment. Le vendredi l’air est instable, mettant en difficulté certains pilotes débutants pour décoller, Le samedi matin 8 h enfin une ouverture, briefing, consignes de sécurité... puis décollages... à 10 h 00, on compte et recompte dans le ciel : 74 ! Nouveau record. L’ambiance est à la bonne humeur. |
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Le
retour Avec
Thierry, retour à Miami, hôtel Desertland sur Collin’s av, style rétro sympa
années 60 avec restaurant et piscine plus accès direct sur Miami Beach. A
l’aller on n’avait pas eu le temps de déplier nos paramoteurs et surtout on
ne savait pas si c’était autorisé de voler sur la plage de Miami. Au retour,
la tentation est trop forte, nous sommes lundi matin 9 h 30 l’avion est à 17
h 30. Forts des renseignements pris au rassemblement auprès des pilotes
floridiens, qui nous avait dit: “Il est possible de voler
en respectant l’altitude mini de 500 pieds et à distance respectable de la
plage au-dessus de l’eau, décollage et atterrissage strictement interdit
entre le 1ere et la 25e rue, entre la 25e et la 90e, toléré le matin de bonne
heure ou le soir tard. Attention aux nombreux hélicoptères.” |
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Renseignements utiles - Agence de voyage : www.directours.fr - Nadine (prix bien étudiés sur les USA) - La destination Amérique du nord permet d’emporter en avion deux bagages de 32 kg + 7 kg de bagages à main soit au total 71 kg par personne, c’est exceptionnel, attention aux kilos supplémentaires. - Les mesures américaines sont différentes mais la surface des voiles s’exprime quand même en m². - Résumé détaillé de la convention par les
Canadiens en anglais et français sur www.paratour.com par Élisabeth Guérin |
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