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| Christiane Moisan, la seule femme pilote de
paramoteur au Canada, a goûté à une autre sensation en fin de semaine,
celle de voler en "peloton". Tour à coup, les Laurentides
ont disparu. Le paramoteur, c'est s'envoler avec ses propres ailes,
ou presque. |
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5e rencontre de paramoteur
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| UN MOTEUR, UNE HELICE, UN PARAPENTE... ET HOP! |
Pilote de paramoteur depuis un an, Christiane Moisan adore s'élever au-dessus de St-Jean-Chrysostome. Seule à l'air libre, à 1000 mètres d'altitude, elle est toujours séduite par la beauté du St-Laurent, des Laurentides et, parfois, d'un superbe coucher de soleil. Samedi, tout cela a disparu.Cette fois, ils étaient 19 paramoteurs à s'envoler à quelques secondes d'intervalle. Pendant plus d'une heure, ils volaient tous en même temps à la queue leu leu. "Une toute autre histoire que de voler seule, admet Mme Moisan, la seule femme pilote de paramoteur au Canada et possiblement en Amérique du Nord. Ton regard est automatiquement attiré par les autres pilotes. Il y en a en avant, d'autres plus hauts, d'autres plus bas. C'est fascinant". Tout a coup, le décor disparaît. "C'est vrai, j'adore regarder les montagnes de l'autre coté du fleuve, la chute Montmorency et ce que j'aime le plus, ce sont les couchers de soleil, admet Mme Moisan. Par contre, quand on est en groupe comme hier et aujourd'hui, tu ne vois plus du tout le décor. Tu ne vois que les autres paramoteurs". Samedi, ils étaient 19 et hier, 26. Il s'agit de deux records successifs dans le monde du paramoteur, une activité aérienne encore à ses débuts et qui compte sur 200 adeptes du Canada, possiblement 400 aux États Unis. Venus de partout au Canada, des États Unis et même de l'Europe pour la 5e rencontre annuelle Paratour, les paramotoristes ont vraiment "vibré". "Les pilotes d'ici ne sont pas vraiment différents de ceux d'Europe", a précisé Mme Élisabeth Serrano, qui est venue spécialement d'Orléans, près de Paris. "On a tous une chose en commun, on est fous!" Pas fous du danger (le paramoteur est très sécuritaire à cause de l'effet pendule du pilote suspendu au parapente rendant très difficile le phénomène du décrochage), mais fous de sensations. Les pilotes adorent se retrouver, non seulement pour discuter de leur passion, mais pour s'observer mutuellement. "Quand tu es là-haut parmi les autres, tu apprends beaucoup. Tu vois comment les pilotes peuvent composer avec certaines situations. En groupe comme ca, il se produit des situations que tu ne rencontres pas quand tu es seule", ajoute Mme Moisan. "Personnellement, j'ai vu comment maîtriser mon appareil après m'être fait couper par un autre. Il se produit une turbulence qui déstabilise, mais je sais comment m'en sortir", ajoute-t-elle. Si Mme Moisan est une meilleure pilote aujourd'hui, toute la bande de St-Jean-Chrysostome profitera encore davantage de la 6e rencontre l'an prochain. "Nous allons battre notre record de cette année", assure le promoteur, Éric Dufour, très satisfait du dernier week-end et qui invite les gens à essayer de voler de leurs propres ailes, ou presque. À peine quelques heures de cours et hop, vous pouvez décoller avec un moteur attaché dans votre dos et un parapente au-dessus. |