VISION

Par Paulo Casimiro

4 août 2000

Depuis des temps immémoriaux, l'homme rêve de voler comme un oiseau.  René Roy d'Alfred a découvert cette sensation enivrante grâce au paramoteur, un ultra-léger très sécuritaire muni d'une voile et d'un moteur à hélice.
 

Les joies du paramoteur

Voler comme un oiseau
 

Doté d'un moteur à hélice et d'une voile d'une envergure de 30 mètres, le paramoteur est un appareil ultra-léger qui permet à une personne de voler littéralement comme un oiseau.

Contrairement au parachutisme, le deltaplane ou le planeur, la pratique du paramoteur est simple, sécuritaire et accessible à tous, selon René Roy.  En moins de cinq minutes, il peut sortir son équipement de la voiture et s'envoler.  Il n'a qu'à faire quelques pas, une fois la voile montée pour s'envoler librement, propulsé par le moteur à hélice.  Nul besoin de monter en avion, en montgolfière ou dévaler une pente à toute vitesse pour connaître la sensation du vol libre.
 

Grâce au paramoteur, on peut voler à rase-mottes ou atteindre une altitude de 5 000 pieds et une vitesse de 40 km/h. Le pilote contrôle tous ses déplacements presque sans effort.

Le réservoir à essence de 10 litres donne une autonomie d'environ trois heures, ce qui permet de faire une belle balade.  Il peut monter en été comme en hiver, selon les conditions climatiques, autant de fois qu'il le désire.

Sensation enivrante

"C'est une sensation fantastique", s'exclame René Roy, un pompier volontaire du service des incendies d'Alfred-Plantagenet et conducteur d'autobus pour le Service d'autobus Leduc. "Je réalise un rêve d'enfant.  Les gens sont tous émerveillés de me voir voler comme un oiseau.  Ils m'envoient tous la main lorsque je passe au-dessus d'eux".

Il y a très peu de contraintes à la pratique du paramoteur. Il ne peut décoller si les vents dépassent 20km/h. De plus, il ne peut survoler les centres urbains ou les aéroports, question évidente de sécurité.

Le paramoteur est un sport connu en Europe depuis environ une quinzaine d'années.  Il gagne en popularité en Amérique du Nord depuis quelques années.

René Roy a découvert le paramoteur grâce à un ami. Même s'il n'avait jamais pratiqué ce genre de sport auparavant, il a eu la piqûre immédiatement. Il a suivi des cours reconnus par Transport Canada à St-Jean-Chrysostome pour piloter ces appareils ultra-léger le printemps dernier.  Puis, il a décidé d'acheter un de ces appareils pour profiter à plein de ce sport.

Une fois la voile de son paramoteur montée, René Roy n'a qu'à faire quelques pas pour décoller et découvrir la beauté de notre région à vol d'oiseau.

"Ce n'est pas plus dispendieux qu'une motoneige, un bateau ou un véhicule tout-terrain", a-t-il rappelé. Son épouse Hélène a hâte de l'imiter, tout comme ses deux enfants.

Depuis le mois de mai, on le voit dans le ciel de la campagne d'Alfred.  "Nous avons une belle région.  La beauté du paysage est inexplicable.  Voler calmement ou se laisser flotter dans les airs est la meilleure façon de faire le vide et d'oublier le stress de tous les jours".

René Roy aimerait transformer ce loisir en source de revenu.  À l'exemple des dirigeables ou des petits avions, il propose de faire de la publicité pour les commerces et compagnies intéressées.  Il survolerait la région avec une banderole portant un message publicitaire lors des événements importants ou autre.