Résumé sur le Premier Rallye Paramoteur de Basse-Ham 2002

Lieu:  Basse-Ham, Lorraine, France

Dates :  21, 22 et 23 juin 2002

 
** "Ce qui suit n'est pas un rapport officiel, mais ma vision personnelle de cet événement."
Éric Dufour


Organisé par l'association Grand Air, le deuxième rassemblement mondial paramoteur de Basse-Ham en France, a été un franc succès avec 125 paramotoristes inscrits - dont une ¸femme pilote (Angela Ciuffoletti d'Italie) - représentant un total de 15 pays :  France, Belgique, Suisse, Lituanie, Mexique, Etats Unis, Canada, Allemagne, Angleterre, Pays de Galles, Pologne, Espagne, Italie, Suède et Luxembourg.
 

Le dimanche après-midi, Jean-Claude et Marie-Paule Ludwig étaient fatigués, mais sûrement heureux du grand succès obtenu. 
 

L'organisateur
 
Jean-Claude Ludwig, président de l'association Grand Air, a fait naître le Rassemblement Mondial Paramoteur de Basse-Ham en 2000.  Auparavant, il avait organisé quelques événements internationaux, attirant ainsi quelques milliers de visiteurs dans sa région.  Parce qu'il a fait pas mal de choses pour sa région, Jean-Claude a été invité deux fois avec sa famille au Palais de l'Elysée pour les garden parties du 14 juillet.

Aussitôt devenu intéressé au paramoteur,  Ludwig n'a pas tardé à penser à un gros événement dans notre sport.  Il aime les challenges et des idées de gros projets lui viennent perpétuellement en tête.  
 

C'est ainsi qu'il est et sa charmante femme Marie-Paule, est toujours là pour le soutenir.  Jean-Marie Mizzon, maire de Basse-Ham devenu lui aussi un grand supporter de ce rassemblement mondial, a offert différent services, la salle communautaire, le champs, etc...  et il y avait plus de 30 bénévoles cette année. 

Voler légalement durant ce rassemblement français

En France seulement, on estime qu'il y a environ 1200 paramotoristes.  Ludwig a eu a bouger et parfois à changer des structures et la bureaucratie afin de régulariser la plupart des pilotes étrangers dans le système de l'aviation française pour cette seule fin de semaine.  Malheureusement pour l'événement de cette année, il n'a pas pu réussir pour les paramotoristes belges, puisque leur pays ne reconnaît pas légalement le paramoteur, mais le tolère.  Quant à l'Espagne, la Pologne, la  Lituanie et les Pays-Bas, leur  administration n'a simplement pas répondu à la requête de l'aviation civile française, concernant leur position envers la pratique du paramoteur dans leur pays.   

Dominique Méreuze, expliquant le problème de régulation des pilotes de certains pilotes étrangers. 
Ainsi, environ 60 pilots n'ont pu voler légalement à cet événement.  Plusieurs ont donc renoncé à se rendre, mais quelques uns sont quand même venus.  Et puis, il y avait un beau petit champs tout a coté...;-)

Pas de problème pour les pilotes canadiens qui sont reconnus par leur ministère des transport, non plus pour les américains puisqu'ils ont le "Part 103" qui leur permet de voler légalement en paramoteur sans aucune certification requise.  

Durant un intéressant discours aux pilotes, Dominique Méreuze, président du FFPLUM (Fédération Française de Planeur Ultra Léger Motorisé) et allié du rassemblement Mondial de Basse-Ham, a clairement expliqué la triste situation pour les paramotoristes provenant de ces quelques pays européen.  Les membres de cette organisation officielle on fait tout ce qu'ils ont pu pour trouver une solution, mais en vains...  Du moins pour cette année.  Au cours des prochains mois, ils continueront à s'acharner sur ce problème et il est à espérer que la prochaine édition permettra à tous les pilotes sans exception, de voler légalement. 


Le transport outre-mer du paramoteur 

 
Mon mari, Éric Dufour, s'est assuré que le réservoir à essence et le carburateur soient vidés et lavés afin s'enlever toute odeur de gaz.  Le moteur qui était emballé dans un sac de plastique résistant et fermé hermétiquement, à été placé dans un sac d'équipement de hockey, avec la voile et l'hélice.  Il a attaché les 4 parties de sa cage démontée avec du plastique bulle et du large ruban collant et on y a placé des étiquettes "fragiles".  On a toujours récupéré notre équipement intact.   
Sans aucun problème, on a pu embarquer tous nos bagages dans l'avion.  Éric a mentionné à l'agent passager que nous avions de l'équipement "parapente", ce qui implique de l'équipement "sportif" et qui nous donne du même coup le droit de transporter jusqu'a 50 kgs de bagages par personne, sans frais additionnels.  Ceci peut cependant varier à chaque compagnie aérienne.

Éric Dufour dans un tout petit ascenseur parisien avec son paramoteur, prêt à se rendre à l'aéroport------>>

 

De gauche à droite:  Jack Kimble, Anthony Curry et Michael Kimble, tous trois pilotes floridiens.

De leur coté, Jack Kimble, son fils Michael et Anthony Curry, ont décidé d'expédier leurs trois paramoteurs ensemble en un seul colis via freight aérien, de la Floride à l'Angleterre, où ils ont passé quelques jours avant de se rendre à Basse-Ham.  Leur colis étiqueté "moteurs à essence" a été expédié le 5 juin, pour une récupération effectuée six jours plupart.  Ça leur a coûté $550.00 US pour les trois appareils, incluant les frais de douanes et d'assurances.  Pour le retour les frais se sont élevés à environ $800 US car ils n'étaient pas des expéditeurs connus alors, mais il leur en coûtera moins cher dorénavant.     
Avec son paramoteur Paralite plié dans une valise et placé sur son Harley Davidson, Peter Wolfe, un paramotoriste américain vivant en Suède depuis quelques mois, a pris la route pour un total de 1900 miles en trois jours en aller et autant au retour, incluant de la pluie durant 300 miles sur sa route pour la France et un autre 800 miles sur son chemin de retour.  

Peter a trouvé la campagne française si belle qu'il pense maintenant regrouper quelques pilotes pour faire un cross-country lors de Basse-Ham 2004.

Peter Wolfe est venu de la Suède en moto avec son paramoteur dans une mallette.-------->>

Au souper du samedi
Photo, gracieuseté de Francis Cormon

 

L'hopitalité française
 
À l'inscription, tous les pilotes ont reçu dans une mallette, de la documentation incluant les règlements et des informations touristiques, le tout accompagné de petits présents. 

Les frais d'inscription étaient d'environ 120.00$ can.  La plupart des repas étaient compris et il était possible de camper gratuitement sur le site.                             
 
L'hospitalité était des plus chaleureuses.  Les volontaires souriants voyaient à ce que tout le monde soit bien.  Comme une bonne table fait partie de la culture française, on a bien mangé, avec petits déjeuners incluant croissants frais, confiture, café, etc... et de délicieux plats avec vin nous étaient servis au diner et au souper.

Au cours du repas du samedi soir qui était plus élaboré, on nous a présenté un spectacle avec des danseurs locaux.  Je pourrais parler longtemps des mets succulents, mais je m'arrêterai ici puisque notre site en est un de paramoteur et non de gastronomie.  

Il y avait des traducteurs anglais, allemands, espagnols et russes et les langues les plus parlées étaient le français et l'anglais.  Même la belle température était au rendez-vous.  Sauf pour quelques averses dispersées dans l'après-midi du dimanche, il a fait soleil et chaud et les pilotes on pu voler à tous les jours.  

L'endroit
 
Basse-Ham est une petite ville de la Lorraine, située sur le bord de la rivière Moselle et embellie par les châteaux des alentours, notamment le fameux château de Malbrouck (celui du Malbrouck de la chanson) que l'on peut visiter aussi bien que survoler.  
 

Le site                                         
Photo, gracieuseté de Pierre Dabreteau
 

Basse-Ham est à environ 15 kilomètres du Luxembourg et de l'Allemagne et à peu près à 3 heures de route de Paris.  

À l'entrée du site, il y avait des drapeaux, mais pas de tous les différents pays représentés cette année.  On en a donc posté un du Canada aux organisateurs afin qu'il flotte lors de la prochaine édition.  

Le site était un immense champs sur le bord de la rivière Moselle.  Il y avait différentes sections pour les décollages, les atterrissages et aussi pour les kiosques.  Il y avait une grande tente où les gens pouvaient s'asseoir et relaxer à l'ombre et où étaient offerts de l'eau, des boissons gazeuses, du vin, de la bière et de bonnes choses à manger.  

L'aire de campement était placée un peu plus loin, mais pas trop.  De la place, il n'en manquait pas.  À cette période de l'année, le jour tombait vers les 22 heures.  Une centrale nucléaire située à environ 4 kilomètres de là a suscité bien des blagues du genre "gros thermiques" de la part des pilotes, mais il n'y avait rien à craindre et seulement quelques photos "d'art moderne" à prendre.

 

Au briefing des pilotes:  Jean-Francois Pouzadoux (en jaune) et Éric Dufour (en blanc), devant les pilotes.

Photo, gracieuseté de Francis Cormon
 

La sécurité

À l'inscription, les pilotes ont été informés des règlements de sécurité qu'ils devaient suivre.  Sur le site, il y avait une équipe médicale comprenant 5 infirmiers-secouristes et 1 médecin-réanimateur.  

Les officiers de sécurité étaient reconnaissables à leur T-shirt jaune.  Le briefing des pilotes était dirigé en français par Jean-Francois Pouzadoux, instructeur de la région de Basse-Ham, assisté par un autre instructeur français, Didier Salinas, et tout était traduit en anglais par Éric Dufour, instructeur au Canada et aux États Unis.

 

 

Chaque matin, le briefing se tenait à 7:30h. à la salle municipale et un autre avait lieu sur le site à tous les après-midis.  Il y avait des gardes assignés aux endroits où les pilotes pouvaient laisser leurs équipements pour la nuit.  On a vu quelques hélices cassées, ce qui est normal je crois, un "para-mixette" (l'aile dans l'hélice en marche), ce qui peut parfois arriver, et malheureusement le dimanche matin, un accident dû à l'erreur du pilote, qui a conduit celui-ci à l'hopital.  Le pilote s'en remettra d'ici quelques semaines.  Ça aussi, ça peut arriver à n'importe quel rassemblement dirigé sécuritairement.
 
La tentative de record du plus grand nombre de paramoteurs en vol en même temps, au-dessus du même endroit.
Avant Basse-Ham 2002, certains pilotes étaient quelque peu appréhensifs à l'idée de se retrouver dans les airs avec un si grand nombre de paramoteurs.  Avec une bonne météo le samedi soir, la tentative de record a été dirigée par Jean-Francois Pouzadoux. 

Lors de la tentative de record.

Il y avait des règles de sécurité (un peu différentes de celles utilisées en Amérique du Nord) et aucun accident n'est arrivé au cours de l'exercice.  Suite à l'expérience de cette année, plus nombreux sont ceux qui  savent que ça peut être effectué en sécurité et comment.

Après une discussion amicale avec Éric Dufour, l'association Grand-Air a décidé de mettre des paramètres plus précis et d'effectuer le comptage de la même manière qu'en Amérique du Nord, où ce record s'effectue depuis quelques années déjà.  Ainsi, il n'y aura plus aucune contestation possible car tous les organisateurs auront les mêmes bases:  Désormais à Basse-Ham, tout comme en Amérique, on ne contera pas que les décollages, mais on soustraira également les atterrissages et on additionnera chaque re-décollage.  Cette année, le nombre officiel de Basse-Ham est de 58.  Ce n'est pas un record, mais c'était tout un spectacle, autant des airs que du sol.

Les concours d'adresse

Il y avait différents concours d'adresse au programme, mais comme c'est souvent le cas durant les grands rassemblements, il n'y en a pas eu beaucoup d'exécutée, faute de participation.  Néanmoins, Éric Dufour et  Peter Wolfe, tous deux ayant été d'excellents parachutistes dans le passé, ont gagné exequo au concours d'atterrissage de précision, moteur coupé.  Peter a touché la cible et Éric l'a fait 4 fois en ligne, afin de s'assurer qu'il ne s'agissait pas que de chance.  
Teste de poussées:  Pierre Dabreteau et Yves Hélary.
 

Les tests de poussée

Le samedi après-midi, les tests de poussée effectués en plein air, ont été dirigés, par Yves Hélary, un instructeur français et constructeur des paramoteurs YvasionPierre Dabreteau, un pilote français qui s'intéresse beaucoup au sujet, l'assistait.  Malheureusement, ils n'ont pas vraiment pris de notes de tous les appareils testés, mais le plus impressionnant a été le Simonini Mini 2 Plus (avec nouveau pot chromé), donnant 84kg.  Le Monster de Fresh Breeze (moteur Hirth  33), avec 75kg et un son silencieux.  Le Fly 80 Nolimit (moteur Vittorazi engine),  57 kg à 12000t/mn.  Pour la plupart des autres appareils testés, ça donnait surtout de bonnes différences d'une hélice à l'autre de même taille, pour le même moteur.

Je tiens ici à rappeler que ces tests sont généralement effectués pour donner une comparaison entre les engins.  Dû aux facteurs tels, température, humidité, vent, etc...  les chiffres peuvent varier.  

Les rencontres
C'était bon de revoir nos amis européens et américains et de faire de nouvelles rencontres dans cette atmosphère des plus amicales.  Arrivés la veille, on s'est retrouvés avec des amis européens à un charmant restaurant appelé l'Auberge du Crève-Coeur, où le propriétaire, Monsieur Speck, se présente et vous serre la main pour vous souhaiter la bienvenue.  C'est dans une ambiance chaleureuse et intime, à travers les conversations animées que nous nous sommes délectés avec cette bonne cuisine française bien arrosée, le tout avec un service extra.  Quel bon départ!

L'instructeur belge Olivier Symoens, n'a pas pu résister à l'idée de venir à ce rassemblement avec sa mignonne copine Dominique.  Même avec la température parfaite pour enseigner à son école,  Basse-Ham était LA place où il fallait être, du "wannabe" au professionnel, incluant les grands noms.  

Olivier Symoens et Dominique ---->>

 

<<----- Trierry et Marie Declemy

Jacques Dhaluin, Philippe Gruber et Gabriel Ludwig avec le Sylphe, l'un des très rares parachutes motorisés à voler lors de l'événement.
  

Thierry Declemy, instructeur français, a fait la même chose, venant de la région parisienne en motorisé (camping car) avec sa jolie femme et leur fils.

On a rencontré Jean-Luc Thuin, un instructeur français, qui nous a bien amusé avec ses blagues.  

Fly Castelluccio était bien représenté par les sympathiques belges Jane et Éric Classen.  

Il y avait tant d'instructeurs sur place, que je ne peux malheureusement pas tous les nommer.   

Éric et moi avons eu du bon temps en compagnie de Diego Cecchetto, le constructeur italien des paramoteurs Miniplane, Philippe Gruber, un instructeur français et Jacques Dhalluin, le constructeur français du Sylphe.  

Ils sont venus avec Gabriel Ludwig, un joyeux luron tout aussi attachant qu'eux.  Ces quatre gars fort sympathiques ont participé à la convention Parastars de la Floride le printemps dernier.  

Cette fois j'ai eu le plaisir de bavarder plus longuement avec Gabriel.  Il m'a raconté qu'il a connu Gruber en prenant son cours chez lui et que depuis, ils sont devenus de bons copains.  Un heureux scénario qui se produit régulièrement dans le monde du paramoteur.

Éric Dufour, Diego Cecchetto, Philippe Gruber et Gabriel Ludwig
Les pilotes allemands :  Oscar Diez, Gelli et Meikel Werner, Martin Fedorowicz, Markus Muller, Jaques Bechthold, Ramon Blanco da Silva et Martin van Geldern (sur le chariot Flyke). 
 
Comme toujours, on a passé de joyeux moments truffée de rires avec Meikel Werner et Markus Muller, les deux constructeurs allemands Fresh Breeze qui sont venus cette année avec leur motorisés (camping car) et ils ont apporté avec eux la nouvelle voile Silex X et le nouveau chariot Flike qui n'est pas passé inaperçu.  

Quelques uns de leurs amis pilotes allemands, tel Oscar Diez, ont aussi pris part à cette rencontre internationale.

 

L'équipe PAP :  José et Laurence Ortéga, Dani Martinez, Pierre Aubert, David, Andy Geraud et Ramon Lopez Santiago.

 

L'équipe de PAP a  Pierre Aubert à sa tête, un pilote français au regard pausé, intelligent et franc, qui vit en Espagne depuis 17 ans.  Trop occupé par la construction des paramoteurs PAP, Aubert est devenu un "ancien instructeur", faute de temps.  

Avec d'excellents pilotes, l'équipe PAP a gagné la première place aux championnats mondiaux paramoteur en 2001 et 2002.  

Champion du monde et membre de l'équipe, le très aimable Dani Martinez a effectué un petit vol de démonstration le dimanche matin.  Rien que pour s'amuser un peu et sans nuire à l'image de sécurité de l'événement, il n'a rien fait de "hard", mais on pouvait clairement remarquer que ce talentueux pilote contrôle parfaitement ses manoeuvres.  

Il y avait d'autres éminents pilotes et instructeurs au kiosque de PAP :  Marco Guillermo Bouschpie, excellent pilote et instructeur mexicain et Michel Touitou, paramotoriste depuis '91, champion de France en '92 et vice-champion d’Europe en '93.  Avec une participation aux championnats internationaux de 1992 à 2001 il est monté plusieurs fois sur le podium lors des différentes compétions nationales et internationales.  Touitou détient actuellement la plus longue carrière de compétiteur paramoteur.  

PAP, a aussi Andy Géraud, un instructeur français qui aime ce qu'il fait et qui travaille avec Jose Ortega, un autre instructeur français qui vole en paramoteur depuis '89.  Ortéga a été champion de France en '91, directeur de course des championnats de France en '93-'94 et '99, directeur de course des championnats d'Europe en '93 en République Tchèque, des championnats du monde en '94 en Pologne et des championnats d'Europe en '95 en Angleterre, capitaine de l'équipe espagnole aux championnats d'Europe en 2000 en France (médaille d'or), aux championnats du Monde en 2001 en Espagne (médaille d'or) et il l'est actuellement pour les prochains championnats d'Europe qui auront lieu en août 2002 en Hongrie.  Ortéga est aussi l'auteur de l'excellent livre "Le Guide du Paramoteur".
 

C'était un réel plaisir de revoir Mike Campbell-Jones et son fils Pascal, jeune pilote paramoteur prometteur et aussi un bon producteur de vidéo paramoteur.  Mike qui est un instructeur anglais, est aussi le constructeur des paramoteurs Vortex et le designer des voiles Reflex et Genie, de Eagle Flight Factory.

Mike et Pascal Campbell Jones se reposant à l'ombre par ce beau et chaud samedi après-midi.---->>>

Éric Dufour et Lars Pong discutant voiles.

Paul Amiell et moi-même 

(photo gracieuseté de Daniel Moench) 
 

Dominique Cholou, Heniu Dyduch, Jérome Pommier, Vadim Rodtchenki, Ronan Cholou et Pierre Dabreteau qui est agenouillé.
Éric Dufour a eu un intéressant tête à tête avec l'allemand Lars Pong de Swing, qui est venu avec la toute nouvelle voile Sting de Powerplay.

Pour la première fois, on a rencontré le français Heniu Dyduch d'ITV, qui a présenté les voiles Opale, Proxima, Polaris v2 et la tandem Turquoise (38 and 43 m2).

On a eu également le plaisir de connaître le designer de voiles français Paul Amiell, qui présentait les voiles Borea et Indiana II.   

Plusieurs pilotes ont donc eu l'opportunité d'essayer ces nouveautés.  Bien sûr, Dani Martinez et Éric Dufour étaient parmi ces "grands garçons s'amusant avec de nouveaux jouets". 

 

J'ai eu le plaisir de faire la connaissance de Pierangelo Mezzapeza, un pilote français dédié au monde ULM depuis plus de 25 ans, ayant entre autres, été constructeur d'ULMs, directeur de publication d'un magazine d'ULM, impliqué au développement de moteurs et de voiles, consultant et technicien en mécanique d'aviation ULM, etc...  Mezzapeza est le propriétaire d'ULM Technologie depuis '96 et l'auteur du "Manuel du moteur Solo", un livre bien écrit et utile pour l'entretien et la réparation de ces petits moteurs. 

Jean-Francois Guilbaud, chef éditeur du magazine Vol Moteur, qui a l'habitude de participer à la plupart des grands rassemblements paramoteur, incluant ceux qui ont lieu en Amérique du Nord, était présent, bien entendu.  Cet homme cultivé qui a volé aux quatre coins du monde, fut le premier pilote étranger à voler en paramoteur au-dessus de Moscou.  Un article de Guilbaud sur Basse-Ham paraîtra dans le numéro d'août 2002 de Vol Moteur

Éric Ripoll, éditeur pour Ailes Magazine, et Éric Dufour, de Paratour, s'étaient déjà contactés par e-mail et c'est à Basse-Ham qu'ils ont eu l'agrément d'échanger de vive voix pour le première fois.  On a eu plaisir à retrouver le grand blond au paramoteur rouge, Francois Lagarde, un autre aventurier qui vole en paramoteur au-dessus de différents pays et qui revient souvent de voyage avec de bons articles et de magnifiques photos pour des magazines tels Geo, ou encore des films comme celui où, en '97, il a volé au Nigéria pour le National Geographic.

Il y avait Frank Lechenet, ce pilote globe trotter et photographe professionel, qui capture de superbe images et ecrit de captivants articles pour des magazines tels Geo et quelques autres de différents pays.  Lechenet vole avec un paramoteur spécialement construit pour lui :  Son chassi se défaisant en multiples parties afin d'être encore plus facile à transporter pour le type particulier de certains de ses voyages exotique.

J'ai eu une intéressante conversation avec Renaud Fulconis, un journaliste free lance qui voyage partout dans le monde et parle 4 langues.  Il fait de la photo aérienne en paramoteur pour plusieurs de ses articles.  Il a aussi écrit un livre et donne des conférences sur différents sujets en rapport avec ses voyages. 

Franck Lechenet

 

Moi, devant ma coupe

À cause de notre participation à promotion de Basse-Ham 2002, Vadim Rodtchenki, un paramotoriste français des plus enthousiastes, ainsi que moi-même, avons reçu à notre heureux étonnement, une coupe honorifique de la part de l'organisation, ainsi qu'un gilet de la FFplum que je porte avec fierté.  Ayant le privilège d'être une femme, on m'a aussi remis un magnifique livre de cuisine de la Lorraine.    

Ces deux photos sont la gracieuseté de Francis Cormon.

De gauche a droite :  Vadim Rodtchenki recevant ses prix de Dominique Méreuze et de Jean-Claude Ludwig
 
Vadim Rodtchenki est aussi en charge du forum paramoteur français qui compte actuellement plus de 250 membres.  Chacun peut facilement imaginer la joie que plusieurs membres de cette liste ont pu ressentir lorsqu'ils ont fait connaissance les uns avec les autres au cours du weekend.  

J'ai aussi rencontré le courtois paramotoriste belge Michel Ruel, qui est en charge du forum paramoteur européen anglophone.  Pour la première fois, on échangeait en français; notre langue maternelle à tous deux.  

C'était agréable pour Éric de revoir Philippe Floc'h.  Quant à moi, bien qu'ayant été en contact avec lui par e-mail à plusieurs reprises, j'avais le plaisir d'enfin le rencontrer.

Philippe vole depuis l'age de 18 ans.  Ce pilote français a commencé avec le delta, est passé ensuite à l'hélicoptère, puis au 3 axes.  C'est en '95, qu'il s'est mis au paramoteur.  Alexandra, sa mignonne petite fille de 11ans, vole en bi avec lui depuis l'âge de 4 ans.  Après plus de 250 heures de vol avec son père, Alex est maintenant devenue bien plus qu'une simple passagère puisque la plupart du temps, c'est elle qui est aux commandes, sous la supervision de papa.  

Tout comme Philippe, plusieurs pilotes ont volé en tandem à l'édition de cette année.
 

Philippe et Alexandra Floc'h

 

Floc'h dirige le réseau européen Parateam qui regroupe actuellement des pilotes de 8 pays.  Parateam pourvoie à l'entraide technique et à l'échange d'informations, offre l'achat à prix de groupe, ainsi que tout le support (vente de pièces) et l'information nécessaire à la construction amateure. 

Très dynamique, Philippe s'est impliqué dans l'organisation de Basse-Ham, aidant à la promotion de l'événement et prenant charge des réservations d'hôtel.  Par un simple e-mail lui étant adressé, plusieurs d'entre nous avons logé à un hôtel très bien et pas trop cher, situé à 10 minutes du site.  

On a eu une intéressante conversation avec  Justinas Milusauskas, le constructeur lithuanien des paramoteurs Backplane, qui nous a expliqué que là où il vit, le titanium revient au même prix que celui de l'aluminium, mais qu'ils ont choisi de produire leur châssis en aluminium, puisqu'en cas d'impact, le titanium peut casser et blesser le pilote, plutôt que de plier comme l'aluminium.  Aussi, en cas de réparation, il est plus facile de trouver un endroit pour souder l'aluminium que ça l'est pour le titanium.  

<<------- Andrius Smalvovskis, Vidmatas Plynius, Jurgis Smalovskis et Justinas Milusauskas.

 
Le français Didier Eymin, appelé "Le Mage" par plusieurs dans le monde du paramoteur, est l'un de pionniers de cette discipline.  Il enseigne à son école Air Aventure et il est le constructeur des paramoteurs Saturne.  En '88, il a effectué la traversée du Sahara en paramoteur et en '89 il a traversé la Méditerranée avec ravitaillement de carburant en vol :  Une première mondiale.  

Il a obtenu la 2e place aux championnats de France en '90 et la 5e à la coupe du monde en '92.  En '88, Eymin a été le premier instructeur en France et il a participé à plus d'une cinquantaine d'émission de télé de différents pays, y compris la fameuse émission USHUAÏA, ou il était le pilote paramoteur attitré.    

Eric Ripoll, Yoko, Didier Eymin et Philippe Georjeaguet.----->>
 

 

Eymin a commencé le paramoteur en '88 avec son ami, l'instructeur Philippe Jeorgeaguet , appelé "Gaz à Fond", qui est un autre grand nom parmi les "ancêtres" du paramoteur.  Jeorgeaguet, compétiteur de motocross et jeune parapentiste à l'époque, a été l'un des premiers pilotes et constructeurs paramoteur au monde.  Christine, sa femme, est très impliquée dans sa carrière paramoteur. 
Rangée du haut :  Bruno Gourcerol, Bruno Vezzoli, Marco Guillermo Bouschpie, Ronan Cholou.  Rangée du bas :  Jérome Pommier et Michel Touitou. 
 
Jeune spectateur dès les premiers  rassemblements à partir du début de '90, il y avait un jeune homme qui avait pour idoles ces pionniers du paramoteur.  Son père, certains membres de sa famille, ainsi que quelques copains, volaient également en paramoteur.  Il s'agit de Jérome Pommier, aujourd'hui âgé de 26 ans et première place aux championnats de France en 2001 et 2002.  

Je l'ai rencontré avec un de ses bons copains de vol, Ronan Cholou, 17 ans, 2e place aux championnats de France en 2001 et 2002.  À 7 ans, Ronan commençait à voler en parapente.  L'année dernière il commençait à piloter en tandem paramoteur.  Son père, l'instructeur français Dominique Cholou, est le constructeur des paramoteurs Reflex.     
 

Après la fin du rassemblement, on a décidé de passer un peu plus de temps en Lorraine, en compagnie de Jack KimbleAnthony Curry et Peter Wolfe.  Jack voulait survoler la Ligne Maginot, une forteresse de la 2e guerre mondiale se trouvant dans la région.  Bien entendu, on n'a pas manqué de terminer nos journées en dégustant de la fine cuisine bien arrosée dans de bons restaurants. 

Peter est retourné en Suède, nos amis américains sont partis passer quelques jours à Londres avant de rentrer aux États Unis et on a pris la route pour Paris, où on a continué à passer d'excellents moments avant d'aller au Canada.  

À l'une de ces belles soirées au restaurants :  Éric Dufour, Jack Kimble, Peter Wolfe et Anthony Curry.
Avec toutes ces rencontres agréables et tout le plaisir qu'on a eu, ce voyage qu'on a fait tout spécialement pour le rassemblement mondial de Basse-Ham en est un qu'on n'est pas près d'oublier et on parle maintenant d'y retourner en 2004, lors de la prochaine édition.