Résumé sur le Premier Rallye Paramoteur de Basse-Ham

Lorraine, France

 
** "Ce qui suit n'est pas un rapport officiel, mais ma vision personnelle de cet événement."
Éric Dufour


Ce rallye a eu lieu les 24 et 25 juin 2000.  Lors de cette rencontre amicale, il y avait des paramoteurs de tous les types: décollage à pieds, sur roues, mono et tandem.
 

Lors de notre rencontre à Sun 'n Fun 2000 en Floride, Guy Léon-Dufour président d'Adventure, m'a invité à prendre part au premier rallye paramoteur de Basse-Ham, en France.  Comme je devais visiter Meikel Werner et Markus Muller, les propriétaires de Fresh Breeze en Allemagne, j'ai décidé à la dernière minute de faire d'une pierre deux coups.
 
Après trois jours passés avec mes amis en Allemagne, Meikel Werner et son ami paramotoriste, Meikel Piochos, m'ont accompagné en France pour participer à ce rallye.  Nous avions dans la mini fourgonnette, un Monster Fresh Breeze, un Fresh Breeze Solo avec pot accordé, ainsi qu'un Monster SD (mécanique Monster de Fresh Breeze sur une cage SD).
Arrivés sur les lieux le vendredi 23, nous avons rencontré quelques uns des organisateurs au quartier général qui était une salle municipale où nous allions prendre aussi nos repas tous ensemble.

C'était leur première expérience du genre et même si on pouvait parfois s'en apercevoir, Grand Air, qui a dirigé ce rallye a eu en tout et partout, une bonne organisation.

Le quartier général.
 

C'était un gros rallye, avec 124 paramotoristes venus de 9 différents pays: L'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique, le Canada, la France, l'Iran, le Luxembourg, la Norvège et la Russie.

Adventure, qui célébrait son 10 ième anniversaire, faisait aussi partie de l'organisation et avait sa tente pour son propre quartier général.

Le temps de s'enregistrer, de payer notre participation (environs $125.00 US) et de recevoir nos documents (mappes, règlements, décharge de responsabilité à signer, billets, etc...), il était 17:00h. et nous avions encore le temps de nous rendre au champs, lequel était immense et situé tout à coté de la Moselle.

L' immense champs situé tout à coté de la rivière Moselle.


Nous ne saurons jamais qui a donné le feu vert à Bill.  Après excuses et explications de notre part ainsi que de celle de Bill, nous avons pu voler sur le site encore ...  dans un ciel clair...
En me préparant à voler tout près du château de Malbrouck.

Nous avons rencontré les quelques pilotes déjà arrivés, mais seulement quelques uns d'entre eux ont volé au cours de la soirée.

Pas besoin de se faire prier, en un rien de temps, Meikel Werner et moi étions dans nos paramoteurs à voler au dessus de cet immense champs et admirant le beau paysage.  Quelques pilotes s'envoyaient la main.

Après mon atterrissage, j'ai bavardé avec Guy Léon-Dufour ainsi qu'avec quelques autres pilotes rencontrés en octobre dernier au "Balloon Fiesta fly-in" tenu à Albuquerque, au Nouveau Mexique, USA.

Il y avait au moins 15 différentes marques de paramoteur, Adventure, Fresh Breeze, SD, Jet Pocket, La Mouette Zenoha 250, Fly Castellucio, Fly, Rad Aviation, Back Bones, Vittorazi...  ainsi que quelques constructions amateures et quelques chariots aussi.  Aucun DK ou Miniplane.

Au champs, en bavardant avec Meikel Werner

Fresh Breeze et SD ont fait bonne impression auprès des pilotes.

Fresh Breeze et SD on fait bonne impression auprès des pilotes.

Meikel et moi avons fait quelques démos de vol en tandem, ce qui semblait assez nouveau pour plusieurs des pilotes français.

La voile Silex a aussi capté l'attention des paramotoristes.


Après le déjeuner et le briefing tenu à 6:30h.am, nous nous sommes tous retrouvés au champs. La température n'était pas à son meilleur et il ventait déjà pas mal.
Compétitions de contrôle de la voile au sol.
Mais comme il était encore possible de faire du contrôle au sol, nous avons donc commencé une compétition de contrôle au sol, laquelle consistait à contourner des poteaux placés au sol, avec la voile volant au dessus de soi, et celui qui effectue cette manoeuvre avec le meilleur temps gagne.

Pour les pilotes plus expérimentés, il y avait aussi un concours d'atterrissage de précision, avec moteur coupé à 300' au-dessus de la cible. Celui qui arrive le plus près gagne.
 
Le vent devenant trop fort, nous sommes tous retournés dîner.  Nous avons bien mangé, bu du vin et longuement bavardé ensemble.

Habituellement, je ne bois jamais d'alcool au cours d'une journée de vol, mais là, j'ai fais une exception pour partager ce délicieux repas avec les pilotes.  À 15:00h., nous étions encore tous présents au dîner.

Guy Léon-Dufour faisant un discours lors du souper.
 
 
Lors d'une envolée, aperçu du magnifique château de Malbrouck.

En début de soirée, nous sommes retournés au champs pour voler pour le plaisir.

Pas de record possible puisque les paramotoristes n'étaient pas tous venus au champs, la majorité des pilotes étant un peu fatigués après avoir si bien mangé et bu.

Aussi, nous avons eu droit à une intéressante visite du château de Malbrouck le samedi soir, où nous avons tous apprécié un excellent banquet "à la française" qui a duré environ trois belles heures, avec hors d'oeuvres, viandes, pain, vin, etc...

Le samedi soir n'était qu'un réchauffement pour le dimanche.
 

Lors du banquet, avec un petit orchestre médiéval.

TENTATIVE DE BATTRE LE RECORD DU MONDE

Le dimanche matin a commencé avec le déjeuner-briefing de 7:00h. Au plus, nous étions environ une centaine de pilotes présents et la température n'était pas des plus coopératives pour réussir le record du plus grand nombre de paramoteurs en vol au même moment, au même endroit.
 

Au briefing.
Au champs.
Nous nous sommes rendus au champs et à 8:30h., les pilotes ont commencé à décoller, mais à un rythme lent, parce que même si le champs était assez grand pour effectuer 10 décollages à la fois, on a tous décollé un à la fois pour des raisons de sécurité (n'oublions pas que c'était leur première expérience du genre).

À 8:54h., je comptais 4 pilotes en vol.

À 9:12h., il y avait 14 paramoteurs en vol. Le vent soufflait déjà assez fort pour un face à la voile.

À 9:20h., 17 en paramoteurs en vol et déjà 3 pilotes avaient atterri.

À 9:30h., je décollais et volais assez haut et loin, afin de prendre des photos et compter le nombre de pilotes en vol. Tous les pilotes volaient un peu partout, à différentes altitudes.

À 10:00h., des paramotoristes décollaient encore, mais comme le vent soufflait assez fort, quelques pilotes avaient déjà atterris et ça devenait turbulent avec quelques bons thermiques.

À 10:35, après une heure et cinq minutes de vol, je me suis posé et et déjà plusieurs pilotes étaient revenus au sol.

À 10:40, la plupart des paramotoristes étaient atterris.

 

Au cours de cette heure de vol, j'ai comté et recompté un maximum de 42 paramoteurs en vol au même moment, ce qui était très beau a voir et aussi très bien, considérant le nombre de pilotes participants.

Une fois de retour au sol, nous étions tous heureux de cette expérience et nous nous faisions part à tour de rôle, de notre estimation du nombre de paramoteurs en vol en même temps.  J'ai dis 42, quelques uns on dit autour de 40, peut-être 50 et certains au sol en avaient compté à peu près 40 ou peut-être un peu plus.

Je croyais mon estimé assez juste, mais quand j'ai demandé à Jean-Claude Ludwig, le directeur de Grand Air et dirigeant de ce rallye, pour le compte officiel, j'ai été sous le choc d'entendre le nombre de 97!  "C'est impossible", lui ais-je répondu.  Mais il a réaffirmé que trois juges ont compté 97 paramoteurs.  Je lui ai affirmé n'être pas d'accord.

Ces juges ont peut-être compté le nombre de décollages et d'essais de décollages, mais sûrement pas 97 paramoteurs en vol en même temps, au même endroit, au cours de cette tentative qui aura duré une heure et demie, avec des pilotes qui décollent un à un, certains qui manquent leur décollage et certains autres qui atterrissent.

 

Suite à cette annonce, j'en ai parlé à quelques pilotes et pas un de ceux auxquels je me suis adressé ne pouvait croire à ce nombre.  J'ai comté le nombre de pilotes en vol en même temps, et je ne suis pas le seul a l'avoir fait.  Peut-être en aurais-je oublié quelque uns, mais sûrement pas le double.

Depuis le début, en Amérique du Nord, ce record doit être effectué au même endroit et tous les pilotes doivent être en vol en même temps.  Quand un pilote atterri, on le soustrait et quand il re-décolle, on l'additionne à nouveau.  Quand il y a plus de pilotes qui atterrissent que de pilotes qui décollent, le compte est établi avec le nombre maximum de paramoteurs en vol en même temps.

Une photo de groupe de tous les pilotes faisant partie de ce record est prise juste après le compte-rendu qui suit immédiatement la fin des atterrissages.  Chaque pilote ayant volé au cours de ce record doit aussi signer sur une liste d'attestation de ce record.

Les règles peuvent changer d'un pays à l'autre, mais alors ce n'est plus un record du monde.

Avec mon expérience, je crois que pour avoir 100 pilotes en vol en même temps, ça prend presque le double de paramotoristes qui participent, et dans des conditions de vol excellentes.

Ça a été pour moi une belle expérience et pour la première fois où je n'étais pas dans l'organisation, j'ai pu en profiter en tant que pilote.

Sauf pour le nombre du record du monde, ce rallye paramoteur a clairement été un succès.  Pour l'Europe, ça aurait pu être plus gros, mais pas nécessairement mieux en terme de camaraderie entre les pilotes venus d'un peu partout dans le monde.

L'atmosphère était des meilleures, les repas délicieux, un très beau paysage, la météo pas parfaite, mais acceptable, aucun accident, quelques hélices brisées et des paramotoristes heureux.

Site Internet de l'association Grand Air